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Insuffisance rénale : Une pathologie silencieuse qui bouleverse des vies
Jeudi 26 Mars 2026
Insuffisance rénale : Une pathologie silencieuse qui bouleverse des vies
Insuffisance rénale : Une pathologie silencieuse qui bouleverse des vies.
Maladie silencieuse et insidieuse, l’insuffisance rénale progresse dans l’ombre, sans alerte spectaculaire. Elle s’installe parfois sans douleur jusqu’au jour où les reins ne parviennent plus à éliminer les déchets du corps, c’est-à-dire filtrer le sang, éliminer les toxines, réguler la pression artérielle et maintenir l’équilibre des sels minéraux. En Côte d’Ivoire, le Centre National de Prévention et de Traitement de l’Insuffisance Rénale enregistre plus de 500 nouveaux cas d’insuffisance rénale terminale chaque année. Au 31 décembre 2025, ce sont 1457 patients sous dialyse recensés sur l’ensemble du territoire national. Derrière ces chiffres, se cachent des vies bouleversées, rythmées par des séances de traitement indispensables à la survie.
Causes et signes d'alerte identifiés
Les causes de la maladie rénale chronique sont désormais bien identifiées. Les glomérulopathies représentent près de 47 % des cas souvent liées à des infections ou à des maladies comme le VIH ou le diabète. L’hypertension artérielle arrive ensuite avec 25 %, suivie du VIH (15 %) et du diabète (6 %). À ces facteurs médicaux s’ajoutent des réalités sociales et environnementales préoccupantes : l’automédication, l’usage de médicaments vendus dans la rue, la toxicomanie ou encore une hygiène de vie défaillante. Le drame est que les signes d’alerte passent souvent inaperçus. Des pieds gonflés, un visage bouffi, des urines mousseuses, des réveils nocturnes répétés pour uriner ou encore une élévation du taux de créatinine dans le sang peuvent pourtant signaler un danger imminent. Trop souvent, ces signaux sont ignorés, retardant le diagnostic.
Deux formes d'insuffisance rénale
L’insuffisance rénale peut prendre deux formes. La forme aiguë survient brutalement, parfois à la suite d’une déshydratation sévère ou d’une intoxication médicamenteuse. Elle peut être réversible si elle est prise en charge à temps. La forme chronique, en revanche, s’installe lentement et progresse jusqu’au stade terminal où seule la dialyse ou la transplantation rénale permet de maintenir la vie.
Prévention et prise en charge
Face à cette menace, la réponse du système de santé s’organise. Le coût d’une séance de dialyse dans le secteur public demeure fortement subventionné, fixé à 1 750 FCFA en ambulatoire et 3 500 FCFA en urgence. En 2023, cinquante-neuf nouveaux générateurs de dialyse ont été acquis pour renforcer les capacités de traitement. Le pays dispose à ce jour de 18 antennes d’hémodialyse réparties entre plusieurs villes, notamment dans le district d’Abidjan, mais aussi à Yamoussoukro, Bouaké, Gagnoa, Korhogo, Man ou encore San Pedro. Un réseau qui s’élargit progressivement pour rapprocher les soins des populations. Toutefois, la prévention reste la meilleure arme. Un bilan rénal annuel, le contrôle rigoureux de l’hypertension, du diabète et du VIH, l’abandon de l’automédication, la pratique régulière d’une activité physique et une hydratation suffisante peuvent considérablement réduire les risques.
Agenda
▶ 14ième Conférence ministérielle (CM14) de l'Organisation mondiale du commerce – Yaoundé (Cameroun)
▶ 1ère édition du Salon du Livre et de la Création Féminine (Salon LIFA) – Bibliothèque Nationale (Plateau-Abidjan)
▶ Match amical – Côte d’Ivoire vs Corée du Sud - Stade Stadium MK (Angleterre)
▶ Mission Économique Tunisienne en Côte d’Ivoire organisée par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT International) – (Abidjan - Côte d’Ivoire)
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